Contenu
Les comptes prévisionnels de l’agriculture par catégorie d’exploitations en 2011
Pour les exploitations moyennes et grandes sur l’ensemble de la France, après une forte remontée en 2010, le revenu agricole moyen par actif non salarié s’établirait à 30200 euros en 2011. Malgré la bonne tenue des prix et une activité dynamique, la hausse des coûts de production pénalise le revenu des productions végétales comme des productions animales.
Le revenu courant avant impôts (RCAI) par actif non salarié (UTANS) des grandes et moyennes exploitations s’était redressé en 2010. Il subit une légère inflexion (-3,6%) en 2011.
Cette année est marquée par la forte hausse des coûts de production, liée à la flambée des cours des matières premières de 2010 et à la hausse continue des produits pétroliers depuis le milieu de l’année 2009.
Céréales et oléoprotéagineux : le RCAI/UTANS se replie à 37300 €. Stabilisation des prix à un niveau élevé, rendements élevés en maïs (pluviométrie estivale), mais faibles dans les céréales à paille (sécheresse de printemps), coût des engrais et de l’énergie en hausse.
Fruits et légumes : la baisse se poursuit (-39% en fruits et -16% en légumes pour les moyennes lissées sur 3 ans). En cause les conditions climatiques qui ont perturbé le calendrier de production et les conditions de commercialisation, les conséquences de la bactérie E. Coli qui ont tiré les prix vers le bas.
Viticulture : Niveau de vendanges supérieur à 2010, coût de production en augmentation modérée, relance des exportations contribuent au redressement du revenu, mais avec des disparités régionales fortes.
Elevages d’herbivores : Hausse des coûts de production (céréales pour aliments composés) avec des achats importants pour faire face à la sécheresse dans le deuxième trimestre 2011. La collecte laitière a augmenté, avec un prix supérieur à celui de 2010 (+8%). Au final on constate une légère hausse du revenu des producteurs de lait (30300€). Pour les producteurs de viande bovine et ovine, si la valeur de la production est en hausse, elle ne compense pas celle des coûts de production et leur revenu est en baisse.
Aviculture : sous l’effet de la hausse des prix qui est supérieure à la hausse des coûts de production, le revenu augmente.
Elevages porcins : La hausse des cours (tirés vers le haut par l’exportation) est insuffisante pour compenser celle des coûts de production. Le revenu des éleveurs de porcs est en baisse.


